Nos années Sauvages

Nos années Sauvages
Date de sortie : 06 Mars 1996

Réalisé par Wong Kar-Wai

Avec Leslie Cheung, Jacky Cheung, Maggie Cheung

Film hong-kongais. Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h 33min. Année de production : 1990

Titre original : Days of Being Wild

Distribué par ARP Sélection








Synopsis



Dans les annees 60 a HongKong, Yuddy, eleve a la diable par sa mere adoptive, indolent et charmeur, se laisse bercer par la vie, passant de bras en bras, seulement alarme quand on lui propose le mariage. Narcissique, obsede par le besoin qu'il eprouve de decouvrir ses origines, Yuddy quitte amis, maitresses et mere pour partir aux Philippines a la recherche de son passe.







Commençons cette petite rétrospective des filmsde Wong Kar Wai par le premier film de sa trilogie, à savoir Nos Années Sauvages. En effet, ce film est le commencement de la longue histoire de plusieurs personnages, qui dans chacun des trois films (avec In The Mood for Love et 2046), suit leur évolution. Chacun des personnages vont s'entrecroiser, se rencontrer, vivre d'intenses relations, se quitter, s'oublier, puis se souvenir.
Nos Années Sauvages fait donc office d'ouverture, en abordant le thème de la jeunesse, de la quête d'identité, de la solitude, des premiers amours, des premières souffrances. L'âge pour lequel la vie s'ouvre à vous, vient se confronter directement avec vous; c'est cette difficulté à affronter cette nouvelle vie qui nous est offerte que Wong Kar Wai choisit de mettre en scène.
Le réalisateur commence par exposer le personnage de Yuddy (Leslie Cheung), au cours des années 60 à Hong-Kong; élevé de façon peusuivie par sa mère adoptive, il s'applique à collectionner les conquêtes féminines. Alors qu'on le pense attacher à sa dernière en date, Su Lizhen (Maggie Cheung), l'annonce d'un probable mariage le fait aussitôt fuir, comme si le moindre point d'accroche pouvait être une atteinte à sa liberté. Il décide d'abandonner Su Lizhen, la laissant seule et désemparée. Cette dernière, commence à l'attendre au bas de la rue, la nuit; elle fait la rencontre d'un policier, et se confie pendant quelques soirées à lui, avant de partir, dans l'espoir d'une nouvelle perspective. Quand à Yuddy, aprés avoir faire le malheur d'une autre femme, il décide de partir retrouver sa mère biologique, aux Phillipine. Pourtant, c'est le rejet de cette mère qui l'y attend, et c'est ce rejet qui va le détruire. Aprés cette cruelle déception, il croise la route de ce même policier qui s'était confié à Su Lizhen; tout en parlant avec lui, il prend finalement conscience, que, aprés sa lacheté, c'était pourtant un véritable sentiment d'amour qu'il avait pour elle; mais pourtant, il est déjà trop tard.
Wong Kar Wai filme le parcours de chacun des personnages, à travers leur errance, leur expérience, leur sentiments, avec une finesse incroyable. D'ailleurs, les acteurs qui les incarne sont tous formidable; Leslie Cheung touchant par sa destinité desesperée, Maggie Cheung, incarne, comme tout au long de l'oeuvre du réalisateur, un amour sensible, un romantisme désanchanté, unique. Les images sont d'une beauté surprenante: il possède cette capacité à sublimer le moindre élément. Rythmé par une musique prenante, le film nous transporte. Ensuite, la richesse du film provient également de ses dialogues; l'écriture est empreinte d'un profond symbolisme (caractéristique qui d'ailleurs se retrouve dans toute l'oeuvre du réalisateur d'ailleurs), et nous amène d'autant plus à prendre conscience de la façon dont Wong Kar Wai touche avec justesse l'âme humaine, que se soit de par ses tourments ou ses joies.. Nous retrouvons enfin quelques petits détails annonciateurs des deux films qui completeront cette oeuvre; le numéro de la porte de chambre (2046), le prénom du personnage de Maggie Cheung, l'apparition de quelques seconde de Tony Leung. En quelques mots, Nos Années Sauvages commence ce tryptique en filmant la liberté qui s'ouvre à notre jeunesse, les joies, les désillusions et les souffrances auquelles chacun des personnages se retrouvent confronté; mis en scène avec une subtilité et une beauté remarquable, comme seul Wong Kar Wai peut le faire.




# Posté le samedi 29 mars 2008 14:24

Modifié le samedi 01 novembre 2008 18:03

In The Mood For Love

In The Mood For Love
Date de sortie : 08 Novembre 2000

Réalisé par Wong Kar-Wai

Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan

Film chinois, français, hong-kongais. Genre : Romance, Drame

Durée : 1h 38min. Année de production : 2000

Titre original : Fa yeung nin wa

Distribué par Océan Films









Synopsis



Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emmenagent dans leur nouvel appartement le meme jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commence, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs epoux respectifs ont une liaison. Cette decouverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilite pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les reserves emotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer.








Quatre ans aprés Nos Années Sauvages, Wong Kar Wai nous revient avec son chef d'oeuvre, où l'un des chef d'oeuvres du cinéma: In the Mood for Love., dans lequel, cette fois, il aborde le passage de l'âge plus mur de ses personnages (environ la trentaine), mettant en scène un amour improbable, intense, mais impossible; un thème qui est loin d'être original me direz vous; oui mais voila, l'histoire est réalisé avec tellement de finnesse, de subtilité, qu'elle nous apparaît unique; la beauté et l'émotion qui transparaît de cette histoire ne se retrouve nulle part ailleurs de cette manière.
L'ouverture du film se fait donc sur le personnage de Su Lizhen, désormais devenue Mme Chan (Maggie Cheung, toujours); mariée, elle s'apprete à s'installer dans un petit appartement. Il se trouve qu'elle emménage le même jour que son nouveau voisin de palier, M Chow (Tony Leung, que l'on apperçoit furtivement dans Nos Années Sauvages), lui aussi marié. Tous deux se croisent souvent, au détour d'une rue de Hong Kong ou d'un escalier, ne faisant que s'échanger quelques politesses de voisins aimables. Cependant, une triste découverte va les rapprocher; en effet, ils s'apperçoivent rapidement que leurs conjoints respectifs les trompent ensemble. Tous deux trés affectés par cette découverte, ils commencent à parler, à tenter de comprendre comment cela à commencer entre eux, qui a fait le premier pas; ils entrent en quelques sorte dans la peau de ces époux adultères, pour tenter d'obtenir une explication. Pourtant, le chagrin et la douleur reste bien présent. Ils entrent tous deux dans une sorte de jeu théâtral, en s'affirmant "qu'ils ne seront jamais comme eux". Mais eux qui croyaient maitriser leurs sentiments se retrouvent trés vite rattraper par ces derniers: M Chow le lui déclare, alors que Mme Chan semble ne pas partager ses sentiments; l'espace de quelques minutes lui prouvent le contraire, pour enfin s'effondrer en larmes devant cette vérité, a laquelle elle ne s'attendait pas. Pourtant, ce ne seront que des regards, des frolements, des silences et peut être une nuit qu'ils partageront avant de se séparer, pour toujours.
Là où Wong Kar Wai est un génie, c'est qu'il parvient à exprimer ces sentiments d'amour torturés de manière unique, c'est l'incroyable subtilité de sa mise en scène qui éblouit; sa façon de filmer les regard des personnages, leurs gestes; l'instant ou Maggie Cheung remonte sa main tremblante le long de son bras, avant de s'éfondrer en larme dans les bars de Chon qui lui répète que ce n'est qu'une répétition, est magnifique, d'une tension et intensité formidable. Sa façon également, d'utiliser les ralentis, ou même ces deux arrets sur image de quelques instants, est une façon de suivre et de renforcer l'errance désemparée de ses deux personnages, qui sont rattraper malgré eux par quelque chose qu'ils ne comprenaient pas et qu'ils s'interdisaient de vivre à leur tout. Et puis, il y a ces couleurs, les robes splendides de Maggie Cheung, les envolées de tissus rouges, et cette musique, ce Yumeyi's thème", de Shigeru Umebayashi, qui nous fait tressaillir. Juste avant qu'arrive la scène finale, dans les ruines d'Angor, au Cambodge (encore une fois sur une musique superbe), qui se déroule quelques années aprés leur histoire; on y retrouve une dernière fois Chow, qui scelle à jamais leur secret:; cette scène est empreinte d'un trés beau symbolisme, et d'une émotion qui nous atteint de façon frappante. Terminons avec un mot sur les acteurs; car sans eux, la profondeur des personnages, leur solitude et leur intensité n'aurait peut être pas été les mêmes: Maggie Cheung incarne plus que jamais l'image du romantisme, de l'amour désanchanté, d'une fragilité et d'une force qui se conjuguent: quand à Tony Leung, il a une présence remarquable, il se dégage une force et une intensité de son regard et de ses gestes, magnifiques.
Faisons court, In the Mood For Love est simplement un intense chef d'oeuvre; que se soit de par sa mise en scène subtile et éblouissante, ses images saisissantes, ses couleurs intenses, cette musique tressaillante, ainsi que la prestation magnifique de ses deux acteurs, Wong Kar Wai nous offre un tableau unique, qui constituera l'ouverture au temps des souvenirs, avec 2046.




# Posté le dimanche 30 mars 2008 04:35

Modifié le samedi 01 novembre 2008 18:02

2046

2046
Date de sortie : 20 Octobre 2004

Réalisé par Wong Kar-Wai

Avec Tony Leung Chiu Wai, Gong Li, Takuya Kimura

Film hong-kongais. Genre : Drame

Durée : 2h 9min.

Distribué par Océan Films








Synopsis



Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.
Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...









Place au dernier film faisant partie du tryptique de Wong Kar Wai; 2046. Le film débute sur l'année qui achève In the Mood for Love, 1966, avec le personnage de Chow (Tony Leung, toujours); aprés ses essais d'ecrits de chevalerie, le voila devenu écrivain de pales rubriques érotiques pour divers journaux, qui lui permmettent de vivre. Pourtant, il tente d'écrir un roman, un véritable roman, ayant pour sujet les femmes qui ont traversé sa vie. Chacune d'elles ont laissé une vive trace sur sa personne, mais c'est pourtant l'une d'entre elle qui lui revient en mémoire avant tout autre; Su Lizhen (Maggie Cheung, dans In the Mood for Love), la seule qu'il ait sans doute véritablement aimé (d'ailleurs, on observe l'espace de quelques seconde un passage de In the Mood for Love); à cette époque, elle occupait une chambre voisine de la sienne, la 2046. Ce numéro de chambre va donc servir de titre pour son roman. C'est donc le thème du souvenir que le réalisateur aborde ici. Paradoxalement, le roman va être nourri de visions futuristes dans lequel se croisent androïdes et être humains; et ces androïdes sont crées par les femmes que Chow a connu, et qu'il rencontrent encore aujourd'hui. En effet, de nouveaux personnages apparraisent dans 2046; une prostituée, (Zhang Ziyi), qui tombe amoureuse de lui, prette à renoncer aux hommes s'il choisit de rester à ses cotés, mais Chow refuse, et reste dans sa solitude. Il se prend d'amitié avec la fille (Faye Wong) du propriétaire de l'hotel dans lequel il réside; cette dernière, séparée de son petit ami japonais que son père refuse d'accepter, va lui apporter l'inspiration disparue nécessaire à l'écriture de son roman. Puis, on entrevoit enfin l'une de ses dernières conquêtes (Gong Li), lors de son voyage à Singapour (cf In the Mood for Love). Cette dernière incarne plus que jamais le sentiment de désespoir et de solitude propre à l'univers désanchanté du réalisateur.
La sensation de recherche de soi, de la quête du souvenir, du désanchantement est présént tout au long du film. Les métaphores, ainsi que le symbolisme sont également de pairs à nouveau dans cette oeuvre. On y retrouve également une virtuosité incroyable, bien que à peine inférieure à In the Mood for Love. 2046 se caractérise surtout par ses jeux de lumières magnifiques, que se soit aussi bien dans l'univers futuresque du train en partance pour 2046 ou au sein des chambre mêmes de l'hotel, et sa musique superbe, toujours composée par Shigeru Umebayashi. Et puis, toujours ses acteurs si charismatiques, faisant preuve d'une présence formidable; Tony Leung, Faye Wong, Gong Li, et en particulier Zhang Ziyi, qui est ici meilleure que jamais, son meilleur rôle jusqu'ici. Arrivé au dénouement, le réalisateur semble établir un bialn sur ses personnages; aprés s'être ouvert à la vie, s'être trouvé confronté aux désillusions, à l'amour intense et torturé, il lui reste enfin à revenir sur sa vie passée, ce qui peut être l'aidera à aller de l'avant et sortir de ce désanchentement perpétuel.
En quelques mots, 2046 met fin à un tryptique qui a suivit l'évolution de l'âme humaine, passant par ses joies, ses souffrances et ses désillusions. On retrouve toujours cette beauté incroyable de l'image, ces acteurs exellents, ce symbolisme constant et cette musique splendide. Le réalisateur termine donc sur une trés belle oeuvre, qui constitue l'une des plus réussies de sa carrière.


# Posté le dimanche 30 mars 2008 13:57

Modifié le samedi 01 novembre 2008 18:02

Keira Knightley

Keira Knightley
Au sein des actrices de sa génération, Keira Knightley est celle que j'admire le plus, et de loin. Elle incarne une grâce, une présence unique à l'écran. Son visage, et pas seulement par sa beauté, mais surtout par son expression, me fascine, me captive. Joe Wright a plus que jamais révelé tout - du moins une partie, car je ne doute pas un instant qu'elle cessera de me surprendre- son talent, en lui offrant deux superbes rôles, qu'elle s'est parfaitement appropriés; deux héroïnes de roman, auquelles elle a sut redonner un souffle de vie nouveau. Mais pas seulement; lorsqu'elle entre dans la peau d'une chasseuse de prime (Domino), ou d'une fille complètement paumée et seule (The Jacket), elle est étonnante et remarquable. Actrice fascinante de par l'étendue de son talent que par sa beauté rare, qui parvient à vous atteindre avec le moindre geste.








Filmographie



The Edge of love (Prochainement), de John Maybury Vera Phillips

Soie (Prochainement), de Francois Girard Hélène Joncour

The Duchess (2008), de Saul Dibb Georgiana

Annie Leibovitz : life through a lens (2008), de Barbara Leibovitz

REVIENS-MOI (2008), de Joe Wright

Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde (2007), de Gore Verbinski Elizabeth Swann

Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (2006), de Gore Verbinski

Orgueil et préjugés (2006), de Joe Wright

Domino (2005), de Tony Scott

The Jacket (2005), de John Maybury

Stories of lost souls (2005), de Deborra-Lee Furness

Le Roi Arthur (2004), de Antoine Fuqua

Love Actually (2003), de Richard Curtis

Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl (2003), de Gore Verbinski

Joue-là comme Beckham (2002), de Gurinder Chadha

Plein gaz (2002), de Peter Hewitt

Pure (2002), de Gillies MacKinnon

The Hole (2001), de Nick Hamm Frances

Star Wars : Episode I - La Menace fantôme (1999), de George Lucas

Oliver Twist (TV) (1999), de Renny Rye

Les Pêchés mortels (1995), de Patrick Dewolf

A Village Affair (1994), de Moira Armstrong

# Posté le vendredi 04 avril 2008 16:17

Modifié le jeudi 04 septembre 2008 15:51

Orgueil et Préjugés

Orgueil et Préjugés
Date de sortie : 18 Janvier 2006

Réalisé par Joe Wright

Avec Keira Knightley, Matthew MacFadyen, Brenda Blethyn

Film américain. Genre : Romance, Comédie

Durée : 2h 7min. Année de production : 2004

Titre original : Pride and Prejudice

Distribué par Mars Distribution








Synopsis



Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses.
Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet.









Adapter un roman à l'écran de cinéma, c'est avant tout faire vivre le livre. C'est pourquoi, je crois, j'aime tant ce film; parce que, le roman de Jane Austen est un chef d'oeuvre, tout d'abord, que j'adore lire et relire. En choississant de l'adapter, Joe Wright a sut lui redonner un nouveau souffle de vie, il a fait revivre le roman de l'écrivain, qui à traversé des générations, mais qui continue de nous toucher encore aujourd'hui. C'est un romantisme pur qui est ici porté à l'écran, pourtant, avec quelque chose de trés différent de ce que l'on peut voir d'habitude; car en effet, toute trace de miévrerie ou de sentimentalisme idiot est écarté; bien évidemment, on s'attend au dénouement,: pourtant, il ressort une telle finnesse, un mélange de simplicité, presque de sobrieté, et de subtilité, que l'on est éblouit par cette histoire.
Histoire en l'occurence, qui nous plonge dans l'Angleterre du XIXème siècle, dans un petit village, dans lequel nous entrons dans la vie de la famille Benett; père et mère sont à la tête d'une famille de cinq filles; leur mère, personnage aux manières trop explicites, pouvant parfois passer pour vulgaires, n'a qu'un but; marier le plus rapidement chacune de ses filles, leur assurant ainsi un avenir et une vie rangée. Pourtant, sa cadette, Elizabeth, ne l'entend pas de cette façon, et n'acceptera de se marier qu'à la condition d'un amour véritable. Cette dernière, est au coeur de l'histoire; surpassant sa famille par sa finnesse d'esprit et son intelligence, elle se passionne pour la lecture, se confie à sa soeur ainée, réputée pour sa grande beauté et son bon esprit. Cette dernière, lors de la venue d'une riche famille à Netherfield, tombe sous le charme de Mr Bingley, et réciproquement; pourtant, les différences de classes sociales et les préjugés vont les amener à être séparé, sous les bon conseils de l'un des amis ded Bingley; Mr Darçy. Homme consideré comme fier et orgueilleux, il attise rapidement le mépris autour de lui, en particulier celui d'Elizabeth; pourtant, il ne reste pas insensible à la beauté simple mais frappante de la jeune fille. Ces premières rencontrent, au caractère trés froid, vont entrainer Elizabeth et Darcy dans de plus vives relations, passant du conflit méprisant à la naissance de sentiments d'amour profond.
Comme on peut s'y attendre, l'histoire finira en happy end, mais pourtant, la richesse et le profondeur de ce film sont trés loins de sombrer dans la facilité. En effet, de par, tout d'abord, une mise en scène subtile et soignée, l'histoire est saisissante; le réalisateur filme les gestes, les regards; parfois, quelques secondes uniquement sont d'une grande intensité. Et puis, cette tensions, cette force qui se dégage des deux personnages principaux sont magnifiques; ne serait-ce que la scène de la danse à Netherfield, ou leur rencontre sous le kiosque sous la pluie; on a l'impression de sentir les personnage respirer, c'est incroyable. On ne peut évidemment qu'admirer la performance de deux acteurs; Keira Knightley est vraiment formidable; elle incarne parfaitement le personnage d'Elizabeth, interprétant le caractère malicieux, sensible et determiné de la jeune fille; sa présence à l'écran est captivante; c'est selon moi son meilleur rôle à l'heure d'aujourd'hui. Quand à Matthew MacFadyen, c'est parfaitement le Mr Darcy créer par Jane Austen: l'acteur parvient de façon remarquable à contraster le caractère froid et hautain, avec pourtant cette humilité et ses sentiments profonds et sincères qu'il éprouve pour Elizabeth. Tous deux forment un couple criant de sincerité à l'écran.
Certaines critiques négatives ont reprochées à Joe Wright de ne pas être suffismaent fidèle à l'oeuvre de Jane Austen; pourtant, ayant lu le roman plusieurs fois, ayant vu d'autres adaptations plus anciennes, je ne peux que vous affirmer que le réalisateur n'a que trop sut capter l'essence, la richesse, et l'intensité du roman. En effet, quelques pasage sont modifié, mais au profit d'autres qui subliment cette histoire et lui insufflent un nouveau souffle de vie; ne serait-ce que pour l'instant sous le kiosque où Darcy avoue pour la première fois ses sentiment à Elizabeth; cette scène, d'une tension et intensité formidable, n'aurait jamais pu l'être autant si Joe Wright avait respecté le lieu exact dans lequel se déroulait la scène.
Et puis, la reconstitution de l'Angleterre du XIXèeme siècle est vraiment réussite; l'ensemble peut apparaître simple, presque sobre, mais il se dégage pourtant une trés grande beauté, qui est captivante. Rythmé sur la musique magnifique de Dario Marinelli, on obitent finalement une oeuvre simplement splendide. N'oublions pas enfin de souligner la richesse des dialogues; melé entre ironie, dérision et romantisme, on retrouve avec plaisir la beauté du langage du XIX ème siècle; une façon de plus de rendre hommage au talent de l'écrivain.
Avec son premier film, Joe Wright commence par nous offrir un chef d'oeuvre; en choisissant d'adapter le chef d'oeuvre de Jane Austen, il nous offre la possibilité de vivre complètement le roman, en lui insufflant un souffle nouveau;Orgueil et Préjugés est captivant, d'une beauté et d'une émotion intense, mais surtout d'une finesse extreme, et interpreté par deux acteurs saississants, faisant revivre les personnages créerspar l'écrivain.




# Posté le samedi 05 avril 2008 17:20

Modifié le samedi 01 novembre 2008 18:02