Date de sortie : 19 Novembre 1986
Réalisé par James Ivory,
Avec Helena Bonhman Carter, Julian Sands, Denholm Elliott, Daniel Day-Lewis
Film britannique. Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 56min. Année de production : 1986
Titre original : A Room with a View
Synopsis
Lucy Honeychurch, en voyage à Florence avec une vieille cousine, tombe amoureuse d'un jeune Anglais, qui comme elle a été témoin d'un meurtre. Mais, elle étant "convenable" et lui pas, elle rompt puis s'impose des fiançailles de convenances avec un autre. Ayant désespéré tour à tour les deux jeunes hommes, malheureuse, elle décide de repartir, pour Athènes cette fois.
Moi qui adore le cinéma brittanique, en particulier ce même genre de film d'époque, j'attendais beaucoup de ce Chambre avec Vue, de James Ivory. Pourtant, je dois bien avouer que j'ai été relativement déçue,; ce film que l'on qualifie des termes les plus élogieux les uns que les autres ne m'est apparu que comme un film tout à fait respectable certes, mais loin de sortir du commun. C'est dommage, car le début du film était vraiment trés prometteur.
En effet,l'ouverture du film se fait sur Lucy Honeychurch ( Helena Bonham Carter), jeune fille anglaise venant du milieu aristocratique du XIX siècle, accompagnée par cousine, Charlotte (Maggie Smith), plus agée, et surtout aux idées beaucoup plus conservatrices et puritaines. Toutes deux se rendent en Italie, admirer l'une des plus belles villes d'Europe; Florence: elles y feront la rencontre de Mr Emerson et de son fils, Georges tous deux considerés comme des "exentriques", affirmant leur vision trés ouverte et libérale du monde, et empreint du mal du siècle, propice aux Romantiques. Le jeune Emerson ne tarde pas à tomber sous le charme de Lucy, qui elle même ne tente pas tellement de resister, malgré les restrictions et les valeurs de sa famille aristocratique anglaise.
Et cette première partie (qui d'alleurs est la meilleure), est tout à fait passionnante: en effet, nous sommes entrainés à l'intérieur de Florence, ville resplendissante par sa culture artistique, mais aussi par la beauté de ses campagnes. Certaines scènes semblent être de véritables tableaux. Rythmé par une musique superbe, nous suivons avec envie la première évolution de ce groupe de personnage. Pourtant, dès le départ des personnage de Lucy et Charlotte d'Italie, pour, rentrer en Angleterre. le film prend une autre tournure.
Le réalisateur choisit de découper son film sous forme de tableaux intitulés; la seconde partie se déroule donc an Angleterre, dans la trés belle demeure des Honeychurch: nous y retrouvons Lucy, qui vient tout juste d'accepter la demande en fiançailles de Cecil Vyse (Daniel-Day Lewis); ce dernier est un personnage hautain, imbu de sa personne, dont ses seules passions semblent être la lecture et la moquerie. Il n'en reste pas moins qu'il est tout de même séduisant. Pourtant, à l'approche d'un futur mariage, Lucy voit de nouveau arriver ses messieurs Emerson, en particulier le plus jeune, avec lequel elle s'était fort plu. Soucieuse de dissumuler les apparences, cette dernière va s'enliser dans un splendide cercle mensonger, dont elle finira tout de même par s'en sortir.
Le réalisateur etablit de façon trés réussie une critique de la haute societé Anglaise, puritaine et conservatrice à souhait, en opposant plusieurs modèle; Cecil incarne sans doute le paroxysme du puritanisme (la scène du baiser dans la fôret est d'ailleurs trés amusante); puis, la famille de Lucy incarne l'entre deux; pas complètement sorti de ces moeurs, mais cependant plus ouverte à des tendances plus "exentriques"; quand aux Emerson, ils incarnent l'opposé du personnage de Cecil. Ces personnages sont interpreté par des acteurs exellents, tous crédibles et parfait dans leur rôles. Mais cependant, malgré une réflexion intelligente, l'ensemble ne suit pas vraiment.
Nous avons à faire à des longueurs, à un manque de rythme certain; le cercle mensonger - qui est au coeur de la seconde partie- qui s'installe ne parvient pas à nous emporter avec lui, et finit par devenir confus, provoquant de l'agacement et un peu d'ennui pour le spectateur. Et cette beauté saisissante que l'on admirait dans les scènes à Florence ne se retrouvent plus, malgré que la photographie reste soignée. Finalement, on ne se concentre plus vraiment dans l'histoire, on se contente simplement d'attendre la fin, et c'est vraiment dommage.
En quelques mots, malgré un début passionnant, le film s'éssouffle trés rapidement, et devient au final peu captivant. Chambre avec vue est, selon moi, trés loin d'être à la hauteur de ses éloges; reste les acteurs, qui campent parfaitement leurs personnages, parvenant à faire ressortir de façon remarquable cette critique de la societé aristocratique Anglaise du XIX siècle.
Réalisé par James Ivory,
Avec Helena Bonhman Carter, Julian Sands, Denholm Elliott, Daniel Day-Lewis
Film britannique. Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 56min. Année de production : 1986
Titre original : A Room with a View
Synopsis
Lucy Honeychurch, en voyage à Florence avec une vieille cousine, tombe amoureuse d'un jeune Anglais, qui comme elle a été témoin d'un meurtre. Mais, elle étant "convenable" et lui pas, elle rompt puis s'impose des fiançailles de convenances avec un autre. Ayant désespéré tour à tour les deux jeunes hommes, malheureuse, elle décide de repartir, pour Athènes cette fois.
Moi qui adore le cinéma brittanique, en particulier ce même genre de film d'époque, j'attendais beaucoup de ce Chambre avec Vue, de James Ivory. Pourtant, je dois bien avouer que j'ai été relativement déçue,; ce film que l'on qualifie des termes les plus élogieux les uns que les autres ne m'est apparu que comme un film tout à fait respectable certes, mais loin de sortir du commun. C'est dommage, car le début du film était vraiment trés prometteur.
En effet,l'ouverture du film se fait sur Lucy Honeychurch ( Helena Bonham Carter), jeune fille anglaise venant du milieu aristocratique du XIX siècle, accompagnée par cousine, Charlotte (Maggie Smith), plus agée, et surtout aux idées beaucoup plus conservatrices et puritaines. Toutes deux se rendent en Italie, admirer l'une des plus belles villes d'Europe; Florence: elles y feront la rencontre de Mr Emerson et de son fils, Georges tous deux considerés comme des "exentriques", affirmant leur vision trés ouverte et libérale du monde, et empreint du mal du siècle, propice aux Romantiques. Le jeune Emerson ne tarde pas à tomber sous le charme de Lucy, qui elle même ne tente pas tellement de resister, malgré les restrictions et les valeurs de sa famille aristocratique anglaise.
Et cette première partie (qui d'alleurs est la meilleure), est tout à fait passionnante: en effet, nous sommes entrainés à l'intérieur de Florence, ville resplendissante par sa culture artistique, mais aussi par la beauté de ses campagnes. Certaines scènes semblent être de véritables tableaux. Rythmé par une musique superbe, nous suivons avec envie la première évolution de ce groupe de personnage. Pourtant, dès le départ des personnage de Lucy et Charlotte d'Italie, pour, rentrer en Angleterre. le film prend une autre tournure.
Le réalisateur choisit de découper son film sous forme de tableaux intitulés; la seconde partie se déroule donc an Angleterre, dans la trés belle demeure des Honeychurch: nous y retrouvons Lucy, qui vient tout juste d'accepter la demande en fiançailles de Cecil Vyse (Daniel-Day Lewis); ce dernier est un personnage hautain, imbu de sa personne, dont ses seules passions semblent être la lecture et la moquerie. Il n'en reste pas moins qu'il est tout de même séduisant. Pourtant, à l'approche d'un futur mariage, Lucy voit de nouveau arriver ses messieurs Emerson, en particulier le plus jeune, avec lequel elle s'était fort plu. Soucieuse de dissumuler les apparences, cette dernière va s'enliser dans un splendide cercle mensonger, dont elle finira tout de même par s'en sortir.
Le réalisateur etablit de façon trés réussie une critique de la haute societé Anglaise, puritaine et conservatrice à souhait, en opposant plusieurs modèle; Cecil incarne sans doute le paroxysme du puritanisme (la scène du baiser dans la fôret est d'ailleurs trés amusante); puis, la famille de Lucy incarne l'entre deux; pas complètement sorti de ces moeurs, mais cependant plus ouverte à des tendances plus "exentriques"; quand aux Emerson, ils incarnent l'opposé du personnage de Cecil. Ces personnages sont interpreté par des acteurs exellents, tous crédibles et parfait dans leur rôles. Mais cependant, malgré une réflexion intelligente, l'ensemble ne suit pas vraiment.
Nous avons à faire à des longueurs, à un manque de rythme certain; le cercle mensonger - qui est au coeur de la seconde partie- qui s'installe ne parvient pas à nous emporter avec lui, et finit par devenir confus, provoquant de l'agacement et un peu d'ennui pour le spectateur. Et cette beauté saisissante que l'on admirait dans les scènes à Florence ne se retrouvent plus, malgré que la photographie reste soignée. Finalement, on ne se concentre plus vraiment dans l'histoire, on se contente simplement d'attendre la fin, et c'est vraiment dommage.
En quelques mots, malgré un début passionnant, le film s'éssouffle trés rapidement, et devient au final peu captivant. Chambre avec vue est, selon moi, trés loin d'être à la hauteur de ses éloges; reste les acteurs, qui campent parfaitement leurs personnages, parvenant à faire ressortir de façon remarquable cette critique de la societé aristocratique Anglaise du XIX siècle.




