Le rêve de Cassandre

Le rêve de Cassandre
Date de sortie : 31 Octobre 2007

Réalisé par Woody Allen

Avec Colin Farrell, Ewan McGregor, Tom Wilkinson

Film américain, britannique. Genre : Policier, Comédie dramatique

Durée : 1h 48min. Année de production : 2007

Titre original : Cassandra's Dream

Distribué par TFM Distribution








Synopsis



Sur un coup de coeur, deux frères s'offrent un voilier qu'ils baptisent "Cassandra's Dream".
Une vraie folie car ni l'un ni l'autre n'ont réellement les moyens d'assumer ce signe extérieur de richesse.
Terry travaille dans un garage tandis que Ian dirige le restaurant de leurs parents.
Lorsque le premier est confronté à une importante dette de jeu et que le second s'éprend d'Angela, ambitieuse comédienne de théâtre, ils sont obligés de solliciter l'aide de leur oncle Howard qui a fait fortune en Californie.
En contrepartie de son solide coup de pouce financier, il leur demande de lui rendre un petit service.









Le Rêve de Cassandre, au sein de la riche filmographie de Woody Allen, s'inscrit dans le même lignée que Match Point: pourtant, il s'avère être nettemment inférieur à ce dernier, ne possèdant pas du tout la puissance et l'intensité de Match Point.
L'ouverture du film se fait sur les deux protagonistes du film, deux frères (Ewan Mc Gregor et Colin Farrel), qui vienne de s'acheter un voilier, baptisé Cassandra's Dream. Pourtant cette dépense se révèle être une petite folie, puisque tout deux sont loin d'avoir les moyens de pouvoir assumer cette importante dépense. Ce sont d'ailleurs les problèmes d'argent qui vont faire naître l'intrigue et le drame du film.
L'intrigue justement, met un temps fou à s'installer: le début du film traine en longueur, s'attardant de manière peu captivante sur la vie quotidienne des deux frères, trés proches l'un de l'autre, pourtant assez opposé de caractère; Terry travaille dans un garage, vit avec sa future femme, gagne un salaire modeste, et entend mener une vie posée, entrecoupée par les parties de poker et courses; quand à Ian, lui, est de nature plus ambitieuse, et fortement attrayé par l'argent,: il entrevoit sa vie futur dans d'importants investissements dans des hotels Californiens. Un soir, Terry perd très gros au poker, et risque alors très gros également s'il ne trouve pas de quoi rembourser rapidement ; quand a Ian, il doit trouver rapidement d'importants capitaux pour ses investissements, ainsi que offrir une vie luxueuse à sa nouvelle petit amie, Angela, actrice de théâtre. C'est donc en la personne de leur Oncle Howard, qui a fait fortune en Californie, qu'il vont demander de l'aide : ce dernier accepte de leur preter de l'argent, en échange d'un petit service. Et pas le moindre, puisqu'il s'agit de tuer un homme qui risque de mettre fin à sa carrière. Après d'abord quelques hésitations, les deux frères, vont accepter le deal et accomplir leur mission. A partitr de cet instant, tout va changer pour eux. En effet, Terry va sombrer progressivement dans le remord, leur crime le fait entrer dans un cercle de torture mentale assez effrayante, l'entrainant dans la dépression. Quand, a Ian, qui, le crime oublié, se voyant déjà prosperer en Californie, va devoir pourtant assumer son frère pour l'empecher de faire des choses regrettables, envers sa propre personne, mais aussi pour son alentour.
Woody Allen met donc en scène un sujet intéréssant, puisqu'il s'agit de nous montrer de quelle manière le crime, nourrit par la convoitise de l'argent, et le pouvoir sans limite peut devenir un cercle vicieux et destructeur : mais surtout, il nous montre une facette effrayante de l'attrait de l'argent au dépend des valeurs morales humaines. Le sujet de l'histoire reste donc intéréssant, et n'est pas sans rappeler celui de Match Point, bien qu'il soit abordé de manière différente. Cependant voila, il manque au Rêve de Cassandre la puissance et l'intensité que l'on avait dans Match Point. Le dénouement du film est très rapide, même trop peut être : il reste assez imprévu, bien que l'on anticipe tout de même les actions des personnages.
Les acteurs sont à la hauteur, aucun problème de ce coté : Ewan Mc Gregor et Colin Farrell sont très bons et correspondent parfaitement à l'image de leur personnage ; les seconds rôles sont de même également très corrects, bien que leur interêt soit franchement secondaire, au niveau de l'histoire.
En quelques mots, Le Rêve de Cassandre, bien que restant un film relativement bon, est loin d'être le plus réussi de Woody Allen : il manque d'un rythme certain avant que l'intrigue s'installe véritablement, et l'ensemble ne parvient pas à être complètement captivant, malgré un sujet intéréssant et un duo d'acteur très bon. Dommage, j'attend tout de même le prochain Woody Allen avec impatience.

# Posté le mardi 27 mai 2008 15:10

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:45

Secret Sunshine

Secret Sunshine
Date de sortie : 17 Octobre 2007

Réalisé par Lee Chang-Dong

Avec Jeon Do-Yeon, Song Kang-Ho, Cho Young-jin

Film sud-coréen. Genre : Comédie dramatique

Durée : 2h 30min. Année de production : 2006

Titre original : Milyang

Distribué par Diaphana Films











Synopsis




A la suite du décès de son mari, Shin-ae vient s'installer à Miryang, la ville natale de celui-ci avec son petit garçon. Entre ses cours de piano, ses nouvelles relations et Jong-Chan, le patron d'un garage qui tente de se rapprocher d'elle, cette jeune femme douce et discrète débute une nouvelle existence. Jusqu'au jour où la tragédie frappe à nouveau. Face à ce nouveau drame, Shin-ae va tenter de redonner un sens à sa vie.









Secret Sunshine, en compétition au festival de Cannes 2007, retrace la vie douloureuse d'une jeune femme, de manière intense et parfois perturbante même.
A la suite du décès de son mari, Shin-ae vient s'installer, avec son petit garçon, dans un petit village de corée, qui en l'occurence est la ville natale de son mari défunt: Milyang , qui signifie ensoleillement secret: titre un peu paradoxal avec le drame qui attend la jeune femme. Shni-ae commence par enseigner des cours de piano, rencontre Jong-Chan, un patron de garage qui tombe rapidement sous son charme; elle semble débuter une nouvelle existence, oubliant peut être un peu la perte de son mari. Jusqu'à ce que une nouvelle tragédie la frappe de nouveau: les nouveaux habitants de Milyang la pensant riche (elle vient de Séoul, à pour projet d'investir dans des terrains), un homme, un soir, kidnappe son fils, lui demande de l'argent, avant de tuer son fils. Lorsque cette tragédie survient, Shin-ae si en apparence, à l'air forte , est pourtant intérieurement détruite. Face à ses crises de souffrance, de pleures, il lui faut trouver une solution pour tenter de soigner cette souffrance: elle croit, pendant quelques temps, la trouver dans la foi.
Le réalisateur étudie un sujet d'ailleurs trés intéréssant; en effet, il porte à l'écran de manière brillante la manière dont cette femme profondément blessée va se réfugier dans la foi, pensant que Dieu cette fois, la'idera, la soutiendra. Elle devient fortement convaincue, pratique désormais de manière regulière la prière: jusqu'au jour où, elle décide, comme Dieu le dit, de pardonner à l'homme qui à tuer son fils; elle décide donc de se rendre au parloir pour offrir son pardon à ce criminel: jusqu'à ce que ce dernier lui annonce que lui aussi, à trouver la rédemption dans la fois, et que Dieu lui à pardonner son crime. Cette scène est alors superbe, car a l'instant où ces parole sont prononcées, Shin-ae perd instantanément sa foi, ne pouvant comprendre de quelle manière Dieu à pu pardonner a ce criminel avant qu'elle même lui ait pardonner. Elle prend conscience que sa croyance n'était qu'une illusion dans laquelle elle tentait de se réfugier, et que, sa souffrance restera toujours présente en elle. Ses crises de douleur reprennent de nouveau, et elle sombre progressivement dans un sorte de dépression nerveuse effrayante. La question de la théologie est vraiment intéréssante et bien construite, le réalisateur pose ici un problème qui remet en cause certains dogmes de la religion, mais de manière intelligente: il ne juge pas, nous offre simplement un constat face à un drame terrible.
Si le film est souvent trés intense, c'est grâce à la prestation absolument saisissante de Jeon Do-Yeon, qui est vraiment prodigieuse dans ce rôle. Toute la souffrance, la torture intérieure de son personnage transparait avec force et intensité, et certaines scènes sont bouleversantes. Vraiment, le prix d'interprétation est plus que justifié.
En quelques mots, Secret Sunshine est un film d'une grande force: le réalisateur met en scène l'histoire de la vie tragique d'une jeune femme, abordant ainsi des questions trés intéréssantes; de quelle façon peut-on continuer de vivre, ou plutot survivre par la suite, la foi qui semble une solution pour certains n'est-elle aprés toute qu'un joli aveuglement qui masque la souffrance, jusqu'au jour ou l'on prend conscience que la douleur sera à jamais irrémédiable. Mis en scène brillament et intelligement, porté de manière saisissante par l'actrice Jeon Do-Yeon.




# Posté le samedi 31 mai 2008 03:13

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:45

Les Fraises Sauvages

Les Fraises Sauvages
Date de sortie : 26 Décembre 1957

Réalisé par Ingmar Bergman

Avec Victor Sjöstrom, Ingrid Thulin, Folke Sundquist

Film suédois. Genre : Drame

Durée : 1h 32min. Année de production : 1957

Titre original : Smultronstallet








Synopsis



Le docteur Isak Borg part à Lund pour assister à une cérémonie de jubilé en son honneur. Au cours de ce voyage, dans sa propre limousine et accompagné de sa bru, il fait le point sur sa vie et finalement se reconcilie avec lui-même.








Les Fraises Sauvages est le deuxième film du fameux réalisateur Suédois que j'ai l'occasion de découvrir. J'avais aimé Cris et Chuchotements, mais ce film ci m'a véritablement plu, et encoragé à découvrir vraiment l'oeuvre du réalisateur.
Ingmar Bergman porte ici une réflexion sur la peur de mort, de manière trés intéréssante: en effet, le récit oascille entre réalisme et onirisme: une particularité qui régit entièrement le film, et qui d'ailleurs lui apporte toute sa beauté.
L'histoire met en scène le docteur Isaac Borg (Victor Sjöstrom): agé de 78 ans, il part à Lund pour assister à une cérémonie de jubilé en son honneur, accompagné par sa belle-fille (Ingrid Tullin). Au cours de son voyage en voiture, la compagnie de cette dernière, ainsi que la rencontre d'un groupe de trois jeunes gens et d'un couple, vont l'entrainer à faire le point sur sa vie, se remmettre en question, et faire la paix avec lui même.
Le film est donc découpé tantôt de scènes révées par Isaac, tantot par ce voyage qui lui sera fortement enrichissant. D'ailleurs l'ouverture du film se fait quasiment sur une scène de rêve, qui est particulièrement somptueuse: le docteur se retrouve dans des rues désertes, entièrement seul, et une horloge qui a perdue ses aiguilles. Un homme qui se tient de dos apparait; lorsque Iasaac s'approphe de lui, il tombe immédiatement et meurt. Quelques instants plus tard, c'est un corbillard qui passe, laissant tomber son cercueil: le cadavre en sort, tend le bras, et agrippe brusquement le poignet d'Isaac: a cet instant, ce dernier ce réveille, et sort de cet étrange et effrayant songe. C'est une formidable méthaphore de la peur du temps qui passe, de la peur de la solitude et de la mort. Par la suite, le film sera rythmé de ce genre de rêves, mais également de songes sur des scènes de jeunesse de la vie d'Isaac: l'image des fraises sauvages, d'ailleurs, n'est autre que le symbole de cette jeunesse.
Il ressort du film une trés grande beauté, autant dans la réflexion que dans la mise en scène. La photographie du film, en particulier, est superbe: noir et blanc, s'appuyant fortement sur les clairs-obscurs, l'ésthétique est splendide, et n'a absolument pas vieillie ( depuis 1957). De plus, le réalisateur nous emporte complètement dans les rêves du docteur, dont on ne peut être que sincèrement touché. Car face à la vision de sa vie passée, cet homme a première vue froid et égoïste apparrait soudain comme fragile, et terriblement effrayé de la solitude. Si ces sentiments ressortent fortement, cela est évidemment dût aux acteurs, en particulier aux prestations de Victor Sjöstrom et Ingrid Tullin, qui sont tous deux remarquables et véritablement sincères.
En quelques mots, Les Fraises Sauvages se révèle être un film d'une trés grande beauté: Ingmar Bergman porte à l'écran une superbe réflexion sur la peur de la mort, de la solitude, mêlant onirisme et réalisme avec somptuosité. On en ressort à la fois touché et émerveillé également, de cette beauté au caractère tragique.




# Posté le dimanche 01 juin 2008 14:28

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:44

Pour une poignée de dollars

Pour une poignée de dollars
Date de sortie : 01 Mars 1966

Réalisé par Sergio Leone

Avec Marianne Koch, Clint Eastwood, Gian Maria Volonte

Film allemand, espagnol, italien. Genre : Western

Durée : 1h 35min. Année de production : 1964

Titre original : Per un pugno de dollari








Synopsis


1872, à la frontière du Mexique et des Etats-Unis. , un jeune pistolero, débarque dans la ville de San Miguel, déchirée entre deux clans, les Baxter et les Rojo. Il offre ses services aux Rojo.Peu après, il est témoin d'un trafic d'armes entre Mexicains et Américains, ainsi que de la fusillade qui fauche de nombreux Mexicains. Il reconnait l'auteur de cette tuerie, qui n'est autre que Ramon, un des frères Rojo...






Il y avait déjà longtemps que je souhaitais découvrir les films de Sergio Leone, malgré le fait que je ne sois pas spécialement fan du genre western. Cependant, j'ai été vraiment trés agréablement surprise par ce film. Pour commencer cette petite incursion dans l'oeuvre de Sergio Leone, je me suis attaquée à la " trilogie du dollars", que l'on pourrait nommer également la trilogie de l'homme sans nom.
Cet homme sans nom, en l'occurence, est incarné par Clint Eastwood, alors encore à ses débuts cinématographique, mais crevant néanmoins déjà l'écran. En effet, l'acteur possède un charisme incroyable, et une présence fascinante.
Pour une Poignée de dollars s'ouvre donc sur l'arrivée de cet homme solitaire, à cheval, au sein de la ville de San Miguel, en 1872, dans laquelle deux clans rivaux s'affrontent; les Baxter et les Rojo. Sans un sou, mais possédant un esprit fin et observatuer, ainsi qu'un tir imparable, cet homme mystérieux va tenter de se faire quelques dollars en offrant ses services à l'un des deux clans. Il commence par se mettre du coté des Rojo: découvrant bientôt que ces derniers sont à l'origine d'une tuerie au cours d'un trafic d'armes, il choisit alors d'offrir son aide aux Baxters, sans pour autant se défier des Rojo. Pourtant, aprés la première impression d'un homme qui recherche le profit sans se soucier de la morale, on s'apperçoit trés vite qu'en réalité, il n'est ici que pour profiter de la haine et des vices de ses deux clans rivaux, afin d'établir la paix et l'égalité au sein de cette petite ville perdue entre le Mexique et les Etats-Unis. Clint Eastwood incarne une sorte de anti-héro, est c'est cela qui constitue un point intéréssant dans le schéma narratif de Sergio Leone.
En effet, on évite le plan stéréotipé du gentil contre le méchant, qui finit par tuer le méchant. Le scénario est beaucoup plus recherché, et met en avant des idées intéréssantes: de par l'ensemble des personnages, tout d'abord, qui échappent aux clichés souvent insupportables: de plus, l'écriture des dialogues est vraiment exellente, elle se confond entre ironie et réfléxion intelligente. Si quelques passages nous font ressentir quelques longueurs, ils sont pourtant compensés par les autres qualités du film.
Des qualités, qui outrent le scénario intéréssant, se traduisent par une trés belle mise en scène d'une part: j'ai trouvé la photographie trés belle, et chose qui peut surprendre, pas du tout vieillie: évidemment, la technicolore s'apperçoit, mais ne choque absolument pas, contrairement à certains films. Ensuite, il y a cette musique, absolument splendide, de Ennio Morricone , qui rythme complètement le film, et contribue vraiment a entrainer le spectateur au coeur du film.
Pour une poignée de dollars est d'aprés les critiques, le film le moins réussi en comparaison des deux suivants: ce qui est un trés bon point aprés, car ce premier film m'a vraiment plu; je suis donc impatiente de découvrir les deux suivants (vous savez désormais les deux prochaines critiques). Qualifié de western spagethi par les américains de manière ironique, il s'avère pourtant que cette réalisation de Sergio Leone s'inscrit parmis la meilleure du genre: un schéma narratif intéréssants qui sort des clichés habituels, une mise en scène et une musique splendide, l'ensemble porté par le charisme surprenant de Clint Eastwood.




# Posté le mercredi 04 juin 2008 14:44

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:44

Et pour quelques dollars de plus

Et pour quelques dollars de plus
Date de sortie : Octobre 1966

Réalisé par Sergio Leone

Avec Clint Eastwood, Gian Maria Volonte, Klaus Kinski Lee Van Cleef

Film ouest-allemand, Monegasque, espagnol, italien. Genre : Western, Action, Thriller

Durée : 2h 10min. Année de production : 1965

Titre original : Per qualche dollari di piu








Synopsis



Deux chasseurs de primes, l'un tireur d'élite, l'autre fin calculateur, poursuivent chacun de leur côté un dangereux hors-la-loi.






Deuxième volet de la trilogie du dollars, de Sergio Leone: si Pour une poignée de dollars m'a vraiment plus, celui ci est encore meilleur, et de loin. Autant, dans le premier film, résiait quelques longueurs, autant Et pourq quelques dollars de plus est absolument captivant de bout en bout.
Tout d'abord, l'interêt de l'histoire est ici redoublé, puisque cette fois ci Sergio Leone met en scène trois personnages centraux: toujours l'homme sans nom (ou le Manchot), puis le colonel Mortimer, et l'Indien. Le Manchot et le colonel, tous deux désormais chasseur de prime, arrive dans la même ville, afin de tuer l'un des plus redoutables criminels, qui n'est autre que celui que l'on surnomme l'Indien, accompagné évidemment de toute sa bande. Ces deux premiers hommes voient l'un en l'autre une personne de confiance, et vont alors trés vite s'associer pour obtenir la tête de l'Indien: une association qui ne se fait évidemment pas sans un petit test préalable: le réalisateur nous offre une scèné géniale où les chapeaux de chacun des deux font l'objet de leur adresse au tir: c'est absolument exellent. La confrontation de ce trio est alors au coeur de l'histoire, qui d'ailleurs ne nous révélera le véritable motif de cette chasse à l'homme qu'aux dernières minutes du film, nous laissant entierement le suspens: ce qui est l'un des point qui rend le film si passionnant. Mais il faut également souligner les performances superbes des trois acteurs: nous avions Clint Eatswood uniquement dans le premier film, mais il est cette fois accompagné de deux autres acteur remarquables, qui sont Lee Van Cleef (Mortimer), qui affiche une présence surprenante à l'écran, qui incarne un peu le même personnage de Clint Eastwood en plus agé.; puis Gian Maria Volonte (L'Indien), est vraiment étonnant, incarnant un mercenaire complètement drogué plus que réaliste.
En parlant de réalisme justement, c'est également l'un des atraits caractéristiques du film de Sergio Leone. En effet, la mise en scène, déjà splendide dans le premier film, est ici encore supérieure: on retrouve toujours une photographie trés belle, mais cette fois, le réalisateur effectue un travail encore plus recherché et construit au niveau des différents plans: plans larges des paysages, tour à tour alternés avec de trés gros plans sur les visages transiprants de chacun des personnages, leurs gestes, permettant ainsi de vfaire ressortir à merveille la tension des personnages. Sans oublier que certaines actions des personnages sont parfaitement accordés avec la musique, encore une fois exeptionnelle, toujours composée par Enio Morricone. De nombreuses séquences sont vraiment formidables grâce à la maîtrise de ces procedés. Sans oublier, pour finir, des dialogues toujours aussi savoureux et intelligents.
Et pour quelques dollars de plus est donc bien supérieur au premier volet, bien que celui ci soit déjà trés bon: de part une mise en scène encore plus travaillée et complexe, un trio d'acteurs exeptionnel, une musique splendide, Sergio Leone nous offre un spectacle captivant du début à la fin, intelligent et passionnant.




"Là où la vie n'a aucune valeur, la mort a parfois un prix."


# Posté le vendredi 06 juin 2008 06:46

Modifié le samedi 01 novembre 2008 17:44